La Galerie d’art

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Plus subtile qu’un cri
Peintures de Abraham Hadad
Du 2 avril au 21 mai 2022
Vernissage samedi 2 avril de 17h à 20h, en présence de l’artiste
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Voyage au pays d’Hadad, par Serge Labégorre
« J’ai toujours regardé l’œuvre d’Abraham Hadad avec des lunettes Baudelairiennes : « là tout n’est qu’ordre et beauté, luxe calme et volupté ». Je vous engage à lire toutes les strophes, et vous verrez combien ça aide et correspond.
Chez ce peintre, il n’y a aucune volonté de fracasser le silence, l’espace et le temps. Au contraire, il va se glisser en eux, c’est beaucoup plus subtil qu’un cri. Les personnages qui peuplent ses tableaux sont nus et bienveillants, écarquillant leurs yeux quand ils se découvrent, découvrent leur semblables, et ce qui les entoure : la splendeur de la création avant la chute, à laquelle ils vont tant ajouter, eux qui ne connaissent pas le mal.
»
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Quelques photos du vernissage (02/04/2022) © Claude Goga :

Quelques photos du vernissage (02/04/2022) © Fonds Labégorre :

Quelques œuvres exposées :


À suivre au Fonds Labégorre

En juin 2022, et pour tout l’été, autre grand évènement et privilège, en préparation avec la famille de l’artiste : une exposition Raymond Guerrier, immense peintre français (1920 – 2002).

Labégorre, un été avec Guerrier
« Guerrier, bâtisseur de cathédrales
Un jour béni, je fus présenté à Raymond Guerrier. Parmi les jeunes peintres des années 50 (nous étions jeunes alors), il m’apparaissait le plus grand. J’étais impressionné, au point de ne pas trouver les mots pour lui dire mon admiration. Je pus me rattraper plus tard, alors que nous avions été invités tous les deux à une création publique sur les quais de la station de métro Saint Augustin, à Paris, par Métrobus Publicité. Il fallait peindre en trois jours, trois nuits, une toile de 15 m², tendue sur l’emplacement habituel des panneaux publicitaires, enregistrés en permanence par les caméras de l’ORTF.
Nous n’avions pas assez de recul pour apprécier notre travail, perchés sur nos échelles, et devions aller sur le quai d’en face pour en avoir une idée. Nous y allions de conserve et regardions en même temps les autres peintres qui s’échinaient, nous étions dix en tout.
Voici à peu près ce que je lui dis en voyant tous ses démarrages. « Ce qui me frappe c’est leur incertitude, comme s’ils étaient terrorisés. Toi, Raymond, tu poses, et c’est définitif. Les premières pierres de la cathédrale que tu construis seront là jusqu’à la fin. Voilà pourquoi, je te le dis, tu as déjà un pied dans la postérité. » Il a souri, sans me croire. Il était trop modeste pour ça, et pourtant je savais moi qu’il était un géant et je le sais encore.
»
Serge Labégorre
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